La bande dessinée à l’ère numérique : la narration entre continuité et expérimentation

Media Entity, BD d'anticipation ( ressource Licence CC BY-NC-SA 3.0.)

Media Entity, BD d’anticipation ( ressource Licence CC BY-NC-SA 3.0.)

Le laboratoire Nhumerisme a co-organisé une journée d’études consacrée à la bande dessinée à l’heure du numérique le 7 novembre à l’Ecole normale supérieure de Lyon.

Nous avons pu entendre plusieurs acteurs du monde de la Bande dessinée nous parle de leurs lien avec le numérique : auteurs, scénaristes, éditeurs, et chercheurs avec des approches différentes.

Tout d’abord, Kris et ont évoqué la Revue Dessinée. Cette publication créée récemment joue sur les supports, papiers et numériques, pour proposer un produit au contenu assez classique. La revue dessinée est une revue qui traite d’actualité par le dessin. Son fonctionnement est éclaté géographiquement entre Lyon et Paris. Mais le groupe mise surtout sur le support papier. Le numérique n’est qu’un support d’appoint pour attirer les lecteurs. Le numérique n’est vu que dans la continuité du papier. Une application iPad (et pas seulement Androïd) permet certes d’acheter une version numérique, mais elle n’est qu’une version numérisée du support physique. D’autre part, le nombre d’achats sur support numérique est limité. La France n’est pas un marché propice à ce genre de format.

L’approche des dessinateurs est classique et conforte ce que nous disait Milad Doueihi au mois d’octobre : que ce soit sur laptop ou sur l’écran de l’ordinateur, le numérique se conçoit comme un prolongement de la culture papier.  La revue numérique est une revue traditionnelle, mais de manière générale j’ai découvert que le public amateur de BD est un public conservateur. De fait, la Revue n’expérimente pas les possibilités offertes par le numérique  pour enrichir le récit, alterner les points de vue, dynamiser le dessin.

L’après-midi fut plus riche en expérimentation numérique. Lna Morandi nous a présenté son projet de BD interactive proposé dans le cadre de son cursus à l’école Emile Kohl. Klash est une BD partant d’un fait divers particulier : comment une coiffeuse russe experte en karaté a séquestré son agresseur pendant plusieurs jours. De cette actualité, Lna a imaginé un scénario interactif avec une atmosphère vraiment prenante. Le récit suit plusieurs pistes, les points de vue sont multipliés puis Lna a imaginé un scenario autour de deux personnages. Klash est conçu pour une utilisation numérique sur tablette, avec une approche turbo média (1). Le récit lui même est résumé de façon visuelle : les récits possibles et le fil conducteur sont montrés sous la forme d’un plan de métro, avec ses lignes (de fuite) et ses stations (scénaristiques).

Mais le projet le plus abouti et le plus « numérique » reste Media Entity, une BD d’anticipation. Présentée par son scénariste, Simon, Media Entity joue la carte du numérique et de la réalité augmentée par une approche à la fois turbo média et trans média (2). Le scenario même par lui même de réseaux sociaux : l’altération ou la corruption d’identité sur les réseaux sociaux par le fait que votre profil « mute » et se mette à agir de façon incontrôlable. Media Entity  entraîne  le lecteur dans un récit immersif mêlant papier, web, e-book, sur de multiples supports : smartphones, tablettes, avec pour les plus motivés un jeu de pistes dans plusieurs villes d’Europe.

En écho à ces projets, Julien Falgas (Université de Lorraine) et Pascal Robert (ENSSIB – Lyon) ont donné l’avis de chercheurs sur la Bande Dessinée à l’ère du numérique. En tant que doctorant, Julien a retracé l’histoire déjà riche de la BD sur le web, en insistant sur la notion d’hybridation. Pascal Robert a lui insisté sur le jeu de miroir entre BD et numérique. La bande dessinée est ainsi montrée dans sa filiation à la littérature. La BD n’est qu’une mise en « image » de la narration. En revanche, et malgré un apparentement évident, la BD a plus de mal avec le numérique. D’abord au niveau de la narration. Klash et Media Entity ont ainsi montré comment la logique d’une narration linéaire peut-être brouillée par le numérique par le recours aux nouvelles technologies. Le medium écran et la réactivité que peut apporter le numérique transforme radicalement le rapport à la temporalité et à la narration si il est astucieusement employé et scénarisé. Mais selon M. Robert,  le rapport pourrait être inverse : le numérique aurait aussi apprendre de la Bande Dessinée. Les connivences sont là, évidentes : les limites du cadres, le graphisme et le visuel, l’écrit aussi…

Voilà donc l’enseignement de cette journée ! Si la Bande Dessinée peut se trouver bouleversée par le numérique tout en contribuant à son évolution, pourquoi les humanités ne pourraient le faire ? Renversons les perspectives ! Interrogeons nous, comme M. Robert sur l’apport des sciences humaines et sociales au numérique. N’y-a-t-il pas une généalogie, et des enseignements à en tirer ? C’est ce que à quoi le laboratoire Nhumerisme s’attèle : démêler l’écheveau de ces liens qui connectent le chercheur au monde digital.

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(1) Turbo média : scénarisation d’une BD jouant sur les modalités de lecture offertes par les outils et supports numériques. On est souvent proche d’une lecture de type « diaporama » jouant sur l’interactivité du support (espace de l’écran temporalité du clic, visibilité des images…). On sort de la linéarité narrative classique proposée par le format papier.

(2) Trans média : hybridation de la BD avec d’autres supports numériques ou non : tablettes, smartphones, papier…

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Journées d’études « la Tour de Babel numérique », le 15 octobre 2013

J’ai l’honneur de faire partie d’un labo junior à l’Ecole normale supérieur de Lyon baptisé Nhumérisme. et dédié aux humanités numériques dans le cadre de la recherche en sciences humaines et sociales.
Nous inaugurons une année de rencontres et séminaires par une journée d’étude le 15 octobre

La « Tour de Babel numérique »

journée d’étude inaugurale du labo junior « Nhumérisme »

– mardi 15 octobre 2013 –

10h-18h

Amphithéâtre Descartes, ENS Lyon, site Descartes (LSH)

Cette première journée d’étude a d’abord pour but de présenter le tout nouveau labo junior « Nhumérisme(s) »1 : d’en définir le projet et le programme, d’en exposer les valeurs et les visions du « numérique », de nous situer dans ce champ aux contours incertains. Nous tenterons de définir ce que nous entendons par « humanisme numérique » et de justifier ce glissement assumée « des humanités à l’humanisme numérique », qui désigne peut-être moins un fait ou un processus historique irréversible, qu’un projet, une exigence, une utopie. Humanisme, d’une part, pour souligner que le numérique n’est pas seulement une affaire d’outils et de technique, mais qu’il engage plus profondément nos valeurs, nos usages, nos « traditions », nos héritages, nos identités, notre culture – qu’il est un fait de civilisation.

Humanisme, d’autre part, au sens d’une exigence quasi éthique et philosophique : les nouveaux outils numériques impliquent de nouveaux usages et de nouvelles pratiques, appellent de nouveaux concepts pour penser nos savoirs et nos pratiques, de nouvelles règles pour les évaluer, de nouvelles normes pour les réguler. Si le « numérique » est omniprésent dans notre quotidien, il reste un objet mal identifié, aux frontières mal délimitées, ne serait-ce parce qu’il pénètre toutes les disciplines et tous les « domaines de l’homme » et de la société, depuis les fronts pionniers de la science et du savoir, jusqu’aux recoins les plus intimes de notre vie quotidienne, en passant par les territoires mouvants de l’économie, la société, la politique et la démocratie, l’art et la culture. Le terme de « numérique » se situe enfin à la pliure d’un vaste éventail de jugements de valeur (allant de la technophobie à la technophilie parfois naïve sinon dangereuse) ou d’idées reçues (telles que le leitmotiv de la « révolution numérique ») qui peuvent nuire à sa réputation, et surtout à une appréhension dépassionnée de ce phénomène, sinon « neutre » ou « objective ».

Toutefois, il s’agira moins au cours de cette journée d’en imposer une définition hermétique et figée. Notre parti pris à ce stade est de laisser libre cours à la diversité des approches, des visions et des « langues » numériques : c’est pourquoi cette journée d’étude est placée sous le signe du « babélisme numérique », afin de montrer la richesse et le foisonnement d’un champ qui mute et se reconfigure perpétuellement. Diversité qui peut parfois tourner aux divisions voire aux « guerres » numériques, qui peut passer du dialogue à l’incompréhension voire à l’incommunicabilité entre diverses « communautés » numériques. Unité ou diversité, humanité ou humanité(s), humanisme ou humanisme(s) numériques ? C’est la possibilité même d’une approche unitaire ou unifiée du numérique que nous interrogerons au cours de cette journée.

Après une conférence introductive de Milad Doueihi, penseur de « l’humanisme numérique » et inspirateur de notre projet, la parole sera donnée à tour de rôle à des acteurs ou des communautés d’acteurs, essentiellement lyonnais ou rhône-alpins, qui incarnent diverses approches et pratiques numériques, dans le souci d’atteindre un maximum de représentativité – à défaut de l’exhaustivité. C’est le choix d’un duo intervenant/discutant qui a été privilégié, afin de rendre cette journée plus vivante et « interactive » : une intervention d’environ 30 minutes pour chaque intervenant sera suivie d’une réaction « à chaud » d’une dizaine de minutes par un membre du labo junior, puis d’une discussion avec la salle. Enrichis par ce tour d’horizon, nous clôturerons la journée en tentant de mieux cerner le phénomène numérique et d’en préciser les contours. Au cours d’une « table ronde » ouverte à tous ceux qui le souhaitent, interactive et improvisée, nous tenterons de dégager une définition plurielle de l’humanisme numérique, qui servira de point de départ à notre programme d’activités et nos axes de recherche futurs. Cette journée se présente donc comme une expérience de construction in situ et in progress, au fil des échanges et des témoignages, d’un « Objet Numérique Non Identifié » (ONNI), pourrait-on dire, hybride et plastique, et d’un projet de recherche interdisciplinaire encore en gestation.

Programme provisoire

Matin :
10h-10h30 : accueil des participants – ouverture de la journée
10h30-11h30 : intervention de Milad Doueihi (Laval, Québec) : Pour un humanisme numérique avec une présentation de son livre
11h30-12h30 :  Eric Guichard :  « Elites numériques : les logiques sociales à l’oeuvre dans le monde numérique »
Pause déjeuner (12h30-14h)
Après-midi :
14h-15h : Francesco Beretta ou Pierre Vernus ( LARHRA) :  Une expérience historienne du numérique et du web de données
15h-16h :  Antony McKenna ( ENS – Jean-Monnet Saint-Etienne) et Eric Lochard ! Montpellier 3)  : présentation du Logiciel ARCANE et applications à travers l’exemple de la Correspondance de Pierre Bayle ( Jean-Monnet Saint-Etienne – Eric Lochard (Montpellier 3)….
Pause café

16h15-17h15 :  Catherine BEAUGRAND (Ecole nationale des Beaux-Arts de Lyon) : « Mémoire médium » : l e numérique dans la langue des artistes

17h15-17h45 :  Table-ronde conclusive – ouverte à tous les participants : de la fécondité du mythe de Babel pour appréhender les mondes numériques – essais de définition plurielle des humanités et humanismes – programme à venir du labo junior « Nhumérismes »

Comité scientifique 
Paul Arnould ( Environnement Ville et Société – Lyon 3 )
Benoît Habert ( IXXI – Rhône Alpes)
Christian Henriot ( IAO – Lyon )
Jean-Luc Pinol (LARHRA – ENS Lyon )
La journée est ouverte à toutes celles et ceux qui s’intéressent aux humanités numériques. Nous vous attendons nombreux.  Le programme sera complété dans les prochains jours.
Contact :

Programme de la journée d’études sur la sphère publique sphère privée

Comme je l’ai annoncé lors d’un article précédent, ma collègue et amie doctorante Maria Uzcategui organise une journée d’études sous l’égide de l’Ecole doctorale 483 et du LARHRA  sur le thème « Sphère publique / Sphère privée« . Elle aura lieu le 30 mai 2013 à l’ISH Lyon, 14 avenue Berthelot, 69007 Lyon.

Il reste quelques détails à préciser, mais nous avons là une version consolidée du programme.

La journée réunira doctorants chercheurs et enseignants autour de cette thématique transversale aux sciences humaines et sociales. La journée d’études pourra être validée, pour les jeunes doctorants, comme « crédits » et heures de formation désormais nécessaires pour l’obtention du diplôme.

J’espère que les doctorants viendront nombreux pour écouter et discuter autour de ces axes de recherche qui permettront, pourquoi pas, d’amorcer une dynamique de travail en groupe.

 Programme

  • 9 : 15 – Brève présentation de la journée par Maria Uzcategui
  • 9 : 30 – Introduction à la journée d’études par M. Lionel Obadia

 » Interactions publiques, interactions privées et partage des lieux »

  • 9 : 50 – Cindy Banse, doctorante du LARHRA – Lyon 3 : « Résister sur le seuil de sa porte: les femmes et la résistance civile (le cas du sauvetage des Juifs) ».
  • 10 : 10 – Nicolas Genis,doctorant contractuel – Histoire et archéologie grecques – Lyon 2 : » La victoire individuelle/célébration collective : interactions des sphères privée et publique dans les monuments des victoires aux concours panhelléniques entre 550 et 450 av. J.-C. »
  • 10 : 30 – Philippe Bourmaud, Maître de conférences en Histoire contemporaine. Université Jean Moulin – Lyon 3. « Un seuil interculturel et mouvant : le partage des sphères publiques et privées dans le projet de règlement intérieur d’un hôpital de Jérusalem (1909) ».

10 : 50 – Débat

11 : 10 – Pause

 » les études du genre et le partage de la sphère publique »

11 : 20 – Elodie Gaden, doctorante en lettres- Université de Grenoble 3.  » Sortir des harems et investir la place publique : féministes et nationalistes égyptiennes en 1919″.

11 : 40 – Virginie Blum, doctorante en sociologie – Laboratoire Max Weber « Le privé est public: une approche par le genre. »

12 : 00 – Pascale Barthélémy, responsable de l’équipe genre et société du LARHRA. Maîtresse de conférences en Histoire contemporaine à l’ENS de Lyon.  « Genre et colonisation en Afrique : l’opposition privé/public en question »

12 : 20 – Débat

12 : 40 – Pause déjeuner

« L’homme public et sa vie privée »

14 : 30 –  Philippe Martin, professeur d’histoire moderne – Université Lyon 2, directeur de l’ISERL. « Les écrits du for privé ».

14 : 50 – Communication à préciser 

15 : 10 – Frédérique Giraud, doctorante en sociologie – ENS Lyon. « L’homme privé en interaction avec l’homme public. Comment Zola gère-t-il l’image de soi sur la scène littéraire ? »

15 : 20 – Débat

15 : 40 – Pause café

***

 Ateliers

15 : 50 – 17 : 00 Groupes de travail (évaluation de la journée d’étude sous la forme d’un exposé des acquis mettant en rapport la journée d’étude et les recherches personnelles. Cet exposé constituera une réflexion pour un devoir écrit qui peut prendre la forme d’un article – publié dans la revue de l’ED ?)

Appel à contribution aux doctorants en Sciences humaines et sociales pour une journée d’étude sur la sphère publique/sphère privée

Le collectif des doctorants en histoire du LARHRA organise une journée d’étude sur la question de l’opposition entre sphère privée et sphère publique.

 La notion de sphère, désigne l’ensemble des interactions d’un individu avec d’autres personnes. Mais ces interactions  se déroulent dans un périmètre donné selon la nature de la relation nouant l’acteur à ses interlocuteurs, l’espace public ou privé.

La Philosophie, la Sociologie, la Littérature se sont intéressées à l’opposition sphère privée, sphère publique. Jürgen Habermas a été le premier à étudier dans sa thèse de philosophie L‘espace public : archéologie de la publicité comme dimension constitutive de la société bourgeoise, soutenue en 1962, la constitution et la place de l’espace public dans les sociétés occidentales.

Au sens habermassien, l’espace public est un espace où se déroule la vie de la Cité, et où s’exerce l’opinion publique comme arbitre et acteur des débats animant la société ; autrement dit, le lieu où l’Homme joue son rôle de citoyen (et du travailleur au service de la société) ; mais cette notion a été remise en cause par les travaux qui ont précédé la thèse de Jürgen Habermas. Mais le mot espace renvoie lui même  à une approche à la fois concrète et géographique, et abstraite, c’est-à-dire intellectuelle.  Stéphane Van Damme a examiné les critiques et les innovations apportées à la notion d’espace public dans un article « Farewell Habermas ? Deux décennies d’études sur l’espace public. » <2>

Mais les notions de sphère publique et de sphère privée ont une définition polysémique selon l’angle d’étude abordé : juridique, sociologique, philosophique. Et d’ailleurs, qu’appelle-t-on le public ? Au XVIIe siècle, le public est cette frange lettrée de la population (noblesse et haute bourgeoisie) capable de juger toute production intellectuelle ou littéraire à l’aide de la Raison. Hélène Merlin a donné une étude magistrale de la notion de public au Grand Siècle, <1> bien différente de celle que l’on connaît en ce début de XXIe siècle

L’historien s’appuie sur des sources pour construire son travail. Ces documents sont d’ordre privé, ou d’ordre public. On oppose traditionnellement les sources du for privé (correspondant aux ego-documents c’est-à-dire les journaux intimes, la correspondance privée, etc.), aux documents publics (décisions de justice, documents administratifs, lettres d’ordre « professionnel »).

Ces documents sont des traces des interactions sociales et intellectuelles entre les agents dans le champ de l’espace public. Car c’est cet espace qui organise et distribue les relations entre individus, et c’est dans cet espace que les motivations et les actions élaborées dans la sphère de l’intimité trouvent leur accomplissement.

Hannah Arendt a aussi écrit dans la Condition de l’homme moderne et la Crise de la culture sur la disparition de la sphère publique, supplantée par la  sphère privée apparue avec l’affirmation de la bourgeoisie et de son mode de vie au XVIIIe siècle.

Aujourd’hui, les juristes constatent que la frontière entre sphère privée et sphère publique s’est distendue en raison de l’apparition de nouveaux usages de sociabilité sur le Web, avec l’apparition des réseaux sociaux et des interactions entre utilisateurs.

Notre petit groupe des doctorants du LARHRA souhaite organiser une journée d’étude interdisciplinaire autour de ces notions de sphère publique et de sphère privée. Selon l’afflux de communications, cette manifestation pourrait se dérouler sur deux jours avec la présence de nombreux doctorants, maîtres de conférences et professeurs du LARHRA.

Trois thèmes sont proposés par Maria Uzcategui :

1.      De la sphère privée à la sphère publique : La publicité des idées et des motivations intimes : le cas des correspondances privées ; les journaux intimes, les mémoires individuelles et la mémoire collective, le rôle des mass-médias.

2.      De la sphère publique à la sphère privée : La liberté de culte/ la laïcité ; la liberté d’expression/ la censure (dictatures, régimes totalitaires, interdiction des partis politiques…).

3.      L’opposition sphère publique/ sphère privée est assimilable à celle d’espace public et d’espace intime ?

 

Nous lançons donc un appel à contribution à l’ensemble des doctorants en sciences humaines et sociales (Histoire, Géographie, Droit, Sociologie, Philosophie, Lettres, sciences de la communication), sur ces thématiques de la sphère publique et de la sphère privée ; leur définition, leur application dans le champ des sciences de l’Homme. 

Nous avons prévu d’organiser cette journée au printemps 2013 à une date qui reste à fixer. La date butoir d’envois des contributions est elle fixée provisoirement au 1er mars 2013.

Envoyez nous le titre de votre communication et un résumé d’une vingtaine de lignes.

Vous pouvez nous contacter par courriel (en précisant dans l’objet de votre mail l’appel à contribution),

Maria Uzcategui : maum79@hotmail.com

Yves Moreau :  yvesmoreau99@msn.com ; ou yves.moreau@univ-lyon3.fr

Bien entendu, nous communiquerons via les réseaux sociaux et par courriel sur l’organisation de cet événement et son  déroulement.

<1> Public et Littérature en France au XVIIe siècle, Paris, Les Belles Lettres, 1994, rééd. 2004 .

<2> Article paru dans Les dossiers du GRIHLhttp://dossiersgrihl.revues.org/682#quotation